Un paysage numérique en évolution constante

L’essor des Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (NTIC) ces 10 dernières années a profondément modifié les modes de connexion entre utilisateurs ainsi que leurs modes de consommation :

  • Interaction quotidienne et répétée au travers de multiples écrans, de plus en plus tactiles
  • Expansion des connectivités sans fil, notamment haut débit
  • Utilisation nomade et individuelle « Any Time, Anywhere, Any Device » caractéristique des « Digital Natives »

En effet, l’utilisation dans les années 2000 d’un PC fixe à connexion filaire bas débit a rapidement laissé sa place à une 1ère  génération de laptops et smartphones à usage personnel et professionnel, cependant limités en termes de mobilité et fonctionnalités. Puis, les progrès technologiques, marqués notamment par l’explosion des connectivités sans fil haut débit (Bluetooth, Wifi, 3G) combinés au développement de plateformes d’agrégation de contenu grand public (Google, Facebook, Youtube…) ont favorisé l’émergence de nouveaux web services, B2C ou B2B, accessibles via des terminaux toujours plus mobiles.

Dernièrement, la forte progression de l’ergonomie tactile, plus souple et intuitive, a encouragé une utilisation plus nomade, répondant au mode de vie « toujours connecté » et animé d’une  démarche « Lean forward » (sollicitation active de contenu et d’information). Cette évolution des usages est à rapprocher de l’important essor des « applis » mobiles qui permettent d’accéder plus simplement et rapidement à un service.

Toutefois ce « push technologique » s’est accompagné d’une forme d’empilement et de cannibalisation des équipements et des offres au détriment de l’univers utilisateur. Ce dernier recherche désormais une synchronisation entre ses environnements numériques et une continuité des services qu’il a achetés. Sous cette impulsion, les logiciels « fixes » ou service « débarqués » traditionnels ont évolué en services « connectés » puis « embarqués ». Ainsi, des services spécifiques à la navigation, au contrôle à distance et à « l’infotainment » (Information & Entertainment) ont peu à peu pris place à bord des véhicules, intégrés désormais sous une seule interface tactile.

Evolution des services et des terminaux

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Conscients de ces nouveaux enjeux, l’automobile a peu à peu développé des  services embarqués, BMW et Garmin ayant fait figure de précurseurs sur les modèles haut de gamme. Plus récemment, les constructeurs milieu de gamme, en partenariat avec des fournisseurs d’équipements, des opérateurs télécom et des prestataires SI se sont également positionnés sur ce marché et ont développé un écosystème d’éditeurs et d’applications ou « widgets » : aide à la conduite, recherche de points d’intérêt, sécurité, informations véhicule, navigation web et mail, utilitaires…etc.

En France, PSA et Renault, annoncent en 2012-2013 la sortie respective de « Citroën Multicity Connect » et« Renault R-Link ». Récemment, on peut également citer Nissan qui s’est associé au géant Google et son système de navigation connectée « Google Send-to-car ». Panorama des offres d’infotainment automobile

L’aéronautique n’est pas en reste et représente un marché prometteur pour le « In-flight Entertnaiment and Connectivity ». En marge des offres de service d’audio et vidéo à la demande déjà existante (Air France Music, Etihad E-Box, Lufthansa Media World…etc), certaines compagnies proposent désormais un accès Wifi à bord (Virgin, Quantas, Delta…) pour les passagers en first et business. Il n’y a qu’un pas à franchir pour voir apparaître des systèmes similaires offrant une continuité de service aux passagers.

En parallèle, le monde des transports en commun s’est également doté de premiers éléments de connectivité à bord, comme le propose la SNCF sur ses lignes TGV quart nord-est au travers de son offre BOX TGV. En région parisienne, la RATP développe également el réseau sans fil dans ses infrastructures, notamment suite à l’appel d’offre remporté par SFR pour déployer le wifi dans les gares et la 3G/4G dans les rames de métro et RER entre septembre 2012 et fin 2015.

Un nouveau champ de développement pour les constructeurs

Ces projets de services embarqués sont novateurs pour les constructeurs traditionnels car dorénavant,  la principale difficulté n’est plus uniquement d’intégrer et connecter une technologie à bord d’un habitacle mobile, mais de relier plusieurs domaines d’expertise en vue d’une interaction avec un client final :

  • Matériel et technique, dont l’intégration au véhicule joue un rôle ergonomique central (interface unique avec l’utilisateur et disposition au sein de l’habitacle) mais également au niveau technique avec les autres technologies embarquées (normes et formats d’échange, consommation CPU…).
  • Logiciel et applications, susceptible d’être modifiées et upgradées au cours du développement et en vie série, post lancement commercial. Son interactivité et évolutivité est primordiale, en lien direct avec l’offre de service pilotée par le Marketing.
  • Infrastructure SI et data, supportant le fonctionnement continu du service ainsi que la confidentialité des données utilisateur.

Architecture des services embarqués

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De plus, ces différents éléments doivent s’intégrer totalement à leur environnement embarqué, qui impose généralement de nombreuses exigences :

  • Interactions à bord, l’utilisateur étant passager ou conducteur dans le cas de l’automobile où la sécurité au volant est un élément primordial
  • Robustesse, notamment en raison d’une forte sollicitation journalière (>5h/j) et répétée à chaque trajet
  • Connectivité,  en termes de disponibilité (notamment pour  le transport l’aérien et sous-terrain) et de fiabilité réseau, ainsi que du dimensionnement de volume data
  • Image de marque, la qualité perçue du service étant directement assimilée pour le client à la qualité du véhicule ou transport utilisé, toute expérience déceptive est donc à éviter

Ces contraintes et objectifs rendent complexe le pilotage de ces projets :

  • En phase de conception et développement : difficulté pour recourir à l’ingénierie concourante et collaborative  entre métiers techniques, marketing et SI habituellement cloisonnés, ou encore pour intégrer au plus tôt les fournisseurs et prestataires
  • En phase de réalisation : remise en cause quasi systématique du framework et des exigences de la part des éditeurs, développeurs et intégrateurs au fur et à mesure des remontées de faits techniques et anomalies.
  • En phase de recette et validation : succession de boucles correctives multipliant les versions et configurations en parallèle sur plusieurs environnements, source de potentielles régressions.

En effet, la représentation de ces difficultés sur un cycle en V d’ingénierie systèmes fait apparaître la complexité à piloter sous le même référentiel le développement d’une architecture technique (matériel et technologie) et d’une offre services (univers marketing et applicatif) :

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Lean engineering et méthodes agiles

Ces nouvelles méthodologies de développement apportent une réponse efficace et adaptée à un environnement innovant et évolutif. Néanmoins elles nécessitent un véritable changement pour les équipes projet et de nombreux freins peuvent exister à leur mise en œuvre au sein des organisations.

Ceci est d’autant plus vrai pour ce type de projets qui font intervenir de nombreux acteurs métiers dont les principes et cultures de développement sont très différentes : concepteurs mécaniques, marketeurs de services, développeurs et intégrateur SI, communauté d’éditeurs…etc.

Face à ces difficultés et fort de nos expériences opérationnelles dans le développement de ce type d’offre, KYU Associés vous accompagne dans la mise en œuvre de vos futurs projets de services connectés et embarqués en mettant en œuvre un modèle hybride, performant et innovant de développement :

Développer une plateforme de base en mode Lean Engineering pour bâtir une architecture robuste en un temps record

  • Piloter le développement par l’expérience utilisateur en définissant son parcours et son utilisation embarquée afin de maximiser la valeur de l’offre
  • Mobiliser une équipe projet technique et marketing sous la responsabilité d’un pilote unique garant de la voix du client
  • Intégrer les fournisseurs et partenaires au projet de sorte à accélérer le time to market en favorisant la transparence sur les problèmes rencontrés

Animer le développement des applications en mode agile au sein de la communauté d’éditeurs

  • Mettre à leur disposition des solutions sur étagère et kits de développement exhaustifs
  • Favoriser les versions candidates sur la base d’applis déjà disponibles sur d’autres terminaux pour reporter les choix bloquants de conception au plus tard
  • Privilégier des séquences de validation type « end user » et garder les développements au plus près des environnements de test en conditions réelles d’utilisation

Convergence des modes de développement

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