
Le marché de l’assurance IARD est entré dans une phase baissière, portée par le retour à la rentabilité des assureurs et par l’arrivée de nouvelles capacités.
Face à cette dynamique, le risque est de relâcher ses efforts ou de se satisfaire des évolutions tarifaires consenties et de la sécurité temporaire apportée par les accords de durée, revenant à une vision dans laquelle l’assurance n’est qu’un simple poste de coûts décorrélé des opérations.
Pourtant, ce nouveau cycle est plus complexe à appréhender que les précédents et son équilibre est fragile. Il est également accompagné par d’importantes transformations sur le marché du courtage grands risques qui doivent être prises en compte dans le cadre d’une stratégie long terme.
Chez KYU, nous pensons que l’assouplissement du marché des assurances associé aux évolutions actuelles du monde du courtage doivent pousser l’entreprise à rechallenger en profondeur ses programmes d’assurances, ses relations de courtage et son système de management des risques transférables pour remettre l’assurance au cœur de sa résilience et en faire un actif stratégique capable de soutenir la croissance, de sécuriser les opérations et d’amortir les chocs dans un environnement incertain.
La pérennité des programmes d’assurances IARD se construit autour de 3 piliers :
- Un système de management des risques transférable robuste et auditable, facteur décisif d’accès à des conditions marché optimales ;
- Des programmes conçus pour résister aux cycles, aux sinistres majeurs et aux évolutions réglementaires ;
- Un courtier performant, structuré, technologiquement outillé et piloté avec exigence.
Notre conviction : la vraie question n’est pas « combien coûte l’assurance ? » mais « comment mettre en place un dispositif assurantiel cohérent, optimisé et piloté, au service de la résilience de l’entreprise ?»
1. Et si votre système de management des risques assurables devenait un avantage concurrentiel ?
Le marché s’assouplit, mais les assureurs ne relâchent pas leurs exigences. Au contraire, la sélectivité des risques s’accentue.
Les assureurs accordent davantage de flexibilité aux entreprises capables de démontrer un bon niveau de maturité dans la gestion de leurs risques assurables et de les présenter de manière structurée et étayée, sur la base de données fiables et d’analyses formalisées. Les démarches de prévention ainsi que la cohérence dans les politiques et dans les décisions de transfert sont également des critères déterminants.
L’assurabilité ne se joue plus uniquement sur le risque intrinsèque, mais sur la capacité de l’entreprise à en démontrer sa maîtrise. L’assurance ne peut donc plus être gérée uniquement comme un processus de renouvellement : elle doit s’intégrer dans le dispositif global de gestion des risques de l’entreprise.
Mettre en place un système interne de management des assurances intégré à la gestion des risques est essentiel : gouvernance claire, responsabilités définies, qualité des remontées terrain (valeurs assurées), gestion documentée des sinistres, intégration avec les enjeux ESG et réglementaires…
Parmi ces éléments, les démarches de prévention sont tout particulièrement étudiées et les attentes des assureurs évoluent. Longtemps centrées sur le dommage, elles s’étendent désormais aux risques de responsabilité civile, aux risques produits, au transport et à la Supply Chain. Les assureurs attendent une compréhension amont des risques et une capacité à agir avant le sinistre.
Notre conseil : formalisez et valorisez un système de management des assurances robuste, orienté données et prévention, et étendez vos démarches d’analyse des risques et de prévention à l’ensemble des nouveaux risques pour créer un vrai levier de différenciation sur le marché.
2. Et si vous tiriez vraiment parti du cycle baissier sans compromettre la pérennité ?
Le cycle baissier dans lequel le marché des assurances est entré sur la plupart des branches (Responsabilité Civile, Dommages, Cyber, Transport…) est fragile et sa durée reste incertaine du fait des risques majeurs auxquels les entreprises et les marchés sont exposés.
Dans ce contexte, se limiter à capter des baisses tarifaires, parfois limitées, ou verrouiller les garanties dans le temps, n’est pas suffisant et pourrait même s’avérer contre-productif. Les Risk Managers doivent utiliser la tendance actuelle pour préparer l’avenir : revisiter les choix structurants opérés en période de marché dur, questionner les restrictions de garanties, les sous-limites et les franchises mises en place sous contrainte, et reconstruire des programmes plus équilibrés et pérennes, prenant en compte l’évolution des risques et des activités.
Avec le retour de la concurrence, la prise de risque dans ce cadre est limitée : les courtiers acceptent de s’engager davantage en amont sur des propositions conceptuelles via des engagements sur le placement, sous réserve de la qualité du risque et des données fournies.
Notre conseil : profitez du retour de capacité et de la concurrence pour rechallenger en profondeur vos programmes d’assurances et préparer l’avenir en construisant des programmes pérennes. L’appel d’offres conceptuel est un outil puissant pour atteindre cet objectif.
3. Et si vous challengiez enfin vos courtiers pour bénéficier de services optimisés ?
Le marché français du courtage en assurance des grandes entreprises connaît, depuis 2022, une évolution rapide sous l’effet combiné d’une pression concurrentielle accrue – liée aux mouvements de concentration et à l’arrivée de nouveaux acteurs – et d’exigences plus élevées des grands comptes en termes de qualité de service, de conseil et d’exploitation de la donnée.
Dans ce contexte, les principaux courtiers ont investi dans les outils informatiques (outils analytiques et de modélisation, mais également outils de gestion et de pilotage) pour répondre à une double attente : produire des analyses plus rapides et délivrer des services plus robustes à leurs clients tout en améliorant l’efficacité opérationnelle et la productivité de leurs équipes.
Parallèlement, de nouvelles approches visant à valoriser des services « à la carte » émergent. C’est notamment le cas en matière de gestion de l’international avec l’apparition de prestations de Coordination Internationale pures pour répondre au souhait croissant des grandes entreprises de pouvoir challenger leurs courtiers programme plus facilement.
Les appels d’offres récents confirment l’impact de ces transformations. La dynamique de prix observée est nettement plus agressive, les services proposés en option et indépendamment de la relation de courtage sont plus fréquents et les engagements en matière de qualité de services sont renforcés avec des niveaux de performance contractuels plus élevés.
Notre conseil : dans un marché assurantiel plus favorable, l’intensité concurrentielle du courtage crée une opportunité unique de repenser tout autant vos programmes d’assurances que vos relations de courtage au travers d’appels d’offres conceptuels et servicing.

